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Cela s’est passé au Second Empire et après.

Pauline de Metternich, comtesse Sándor de Slawnitz, célèbre aristocrate autrichienne, est née le 25 février 1836, à Vienne. Nièce et belle-fille du grand chancelier Clément de Metternich. En 1856, elle épousa le prince Metternich son oncle. Trois filles sont nées du mariage, Sophie, Pascaline et Clémentine.

Elle ne se trouvait pas belle, mais elle sut faire oublier son physique par son intelligence et son élégance. C’était une femme vive et spirituelle avec une silhouette remarquable par sa finesse.

Elle fut l’esprit le plus parisien de la cour impériale et de la vie mondaine du Paris du second Empire. Insurpassable dans l’organisation des divertissements, ses jeudis furent aussi couru que les lundis de l’impératrice Eugénie.

C’est Franz Winterhalter qui a peint son portrait, il a su la rendre belle. Elle porte une robe de Charles Frederick Worth, couturier français d’origine britannique, il fut le fondateur de la haute couture.

Elle écrivit un livre relatant ses souvenirs de 1859 à 1871, période où elle vécut à Paris pendant 12 années avec sa famille. Elle prit l’habitude de décrire les anecdotes, les détails de la vie à la cour impériale de Napoléon III et surtout la tendre amitié qu’elle a entretenue avec l’impératrice Eugénie. Tout est noté, les rencontres avec les princes et les princesses de la cour.

Dans ce livre, elle écrira sur Eugénie:  « j’étais subjuguée tant par sa grâce, sa bonté, que sa ravissante beauté. Les traits étaient d’une finesse extrême, l’expression des yeux doux et intelligents, le nez, la bouche, l’ovale de la figure, la forme de la tête, le cou, les épaules d’une rare perfection, les dents belles et bien rangées, le sourire délicieux ».

Parmi les anecdotes décrites dans le livre, Pauline de Metternich évoque la soirée où Prosper Mérimée voulut faire à la cour la « fameuse dictée de l’Académie ». Lorsque la dictée fut finie et corrigée, Mérimée se leva et déclara à haute voix le nom du lauréat, lequel, à la stupéfaction générale, était celui du prince de Metternich avec 3 fautes ! L’empereur en fit 75, l’impératrice 62, la princesse de Metternich 42, Alexandre Dumas fils 24.

Elle aida l’Impératrice à fuir Paris. Elle envoya secrètement les bijoux d’Eugénie à Londres dans une valise diplomatique.

Elle était née à Vienne, elle est morte dans cette même ville, le 28 septembre 1921, à l’âge de 85 ans.

Réalisation: Fanny Idoux
Musique: Joseph Labitzky